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Semaine pour l’Unité des Chrétiens

 

« Que tous soient un pour que le monde croie ! »

«  Ta main droite Seigneur, éclatante de puissance» (Exode 15,6) était le thème de la Journée pour  l’Unité des chrétiens au collège de Lorette de Curepipe dimanche dernier. Une journée marquée par les temps de louanges, des ateliers, des temps de partage et des prières.

Plus de 200 personnes, jeunes et moins jeunes, étaient réunies dimanche 21 janvier lors de cette journée œcuménique. Celle-ci était divisée en deux parties. La première consistait à participer aux ateliers pour construire ensemble une «  mini-comédie musicale  », avec pour thème la libération du peuple d’Israël de l’Égypte et de l’esclavage. Un temps de partage et de louange était également à l’agenda. Cette année, ce sont les Églises des Caraïbes qui ont préparé la Semaine pour l’Unité des Chrétiens qui a eu lieu du 18 au 25 janvier. La deuxième partie de la journée était marqué par une célébration où sont intervenus les différents responsables des Églises signataires de la Charte de bonne entente entre les Églises chrétiennes de Maurice sur la question de la division et de l’esclavage en s’inspirant du texte de l’Exode. Lors de la célébration, le Père Pierre Laslandes a rappelé qu’au temps des colons,
ces derniers utilisaient la Parole de Dieu comme justification pour réduire les hommes en esclavage, comme dans l’Exode. «  Nos divisions sont une forme d’esclavage», a-t-il fait ressortir. Et d’ajouter qu’il est aujourd’hui important de laisser la Parole de Dieu continuer son travail de libération pour les hommes. Le Père Laslandes a d’ailleurs rappelé que «  Dieu veut ses enfants dans l’Unité et libres d’une vraie liberté » et que « c’est en écoutant la Parole
de Dieu que nous pouvons faire ce chemin ».

Le pasteur David White a, lui, tiré la sonnette d’alarme sur le fait que nous vivons dans une ère où « la communauté ne croit plus à l’avancement». En reprenant l’invitation du Christ :« Lève-toi et marche » comme vision et rêve,
le pasteur a souligné que ce sont « nous, les chrétiens, qui sommes appelés à aider toute une communauté entière ».

Aider la communauté
Mgr Ian Ernest, quant à lui, a été agréablement surpris par l’assemblée présente au collègedimanche et a rejoint le pasteur David White dans son appel à aider la communauté. Faisant référence à l’Archevêque de Canterbury, Justin Welby, qui parlait de la peur de l’autre, Mgr Ian Ernest a lancé l’appel de s’abandonner à Dieu «  qui est un Dieu qui libère. Nous sommes ici parce que nous sommes enfants de Dieu et parce que Jésus a versé son sang pour nous  ».

Il a rajouté que « notre pays est encore sous l’esclavage d’un Dieu inconnu » et son message d’espérance face à cette situation est que « le chrétien peut faire la différence ».

Rendre l’impossible, possible
« Plonger à la suite de Jésus et faire confiance » était l’invitation du cardinal Maurice E. Piat qui a rappelé que «  nous sommes esclaves de la division depuis quatre siècles  ». Pour ce dernier, suivre le Christ est ce qui est primordial. « Dieu a un plan pour chacun d’entre nous et je vois des Moïse autour de moi », a lancé le pasteur Benjamin Carré à l’assemblée présente. Tout comme le pasteur David White, Benjamin Carré a invité le peuple à se lever,« comme le bâton de Moïse qui a été levé avant de séparer la mer en deux. Il nous suffit de nous lever là où nous sommes pour l’Éternel notre Dieu qui rendra l’impossible, possible ». C’est rempli d’espérance qu’il s’est tourné vers les jeunes afin que ces derniers puissent répondre à l’appel de l’église. C’est par ce même message d’espérance que le pasteur Anil Beekary a demandé qu’on se laisse « saisir par l’Esprit-Saint ». « C’est cet Esprit-Saint qui nous fera nous lever et proclamer la vérité et sortir de la peur de l’esclavage. » Le pasteur Thierry Leung a, pour sa part, interprété le conflit des Églises en les comparant à des saucisses à partager pour illustrer comment « le Diable est en train de nous berner  ». Son message était que  : «  Nous creusons des fossés au lieu de construire des ponts. » Ce dernier est convaincu que la solution aux problèmes de division dans les Églises proviendrait du peuple, de l’individu et pas d’un responsable d’Église.

Anaïs Rock

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